Course non seulement conviviale, sportive, en lien avec une nature encore en léthargie, mais également instructive à plusieurs points.

Arrivés en voiture ou par train, les participants se retrouvent avec plaisir aux environs de 9 h 30 au sud de la gare de Täuffelen : Ariane, Christiane, Claudine, Martine, Rosemarie, Cédric, Daniel (GO), Georges et Gervais.

Daniel parti en quête d’une place de parc nous rejoint après un bon moment, ce qui nous a donné le temps de papoter un brin, histoire de renouer quelques liens et de saluer ce jour-là une météo très favorable. Sous la conduite de Daniel, le groupe part en direction du sud et traverse une large cuvette herbeuse, qui avant la correction des eaux du Jura était immergée. Après une légère montée, nous pénétrons dans un bois au bout duquel nous découvrons le canal du Hagneck que nous longerons et traverserons jusqu’au point de vue en dessus du barrage d’où l’on régule le niveau des lacs de Bienne, de Neuchâtel et de Morat.

Il y a maintenant 150 ans de gigantesques travaux ont été effectués ; à ce propos, Daniel a ras-semblé une documentation intéressante sur le sujet, ce qui donne à la course une dimension de balade historique. Très brièvement :« Les travaux pharaoniques de la correction des eaux du Jura ont été entrepris afin d’éviter des inondations catastrophiques dues à des crues de l’Aar qui ravageaient les cultures, champs et vil-lages d’une vaste zone. Budgétisés à 14 mios, dont 5 pris en charge par la Confédération, les tra-vaux débutèrent en 1868 et durèrent treize ans. L’ingénieur grison Richard La Nicca a préconisé de dévier l’Aar dans le lac de Bienne par un canal, de faciliter l’écoulement des eaux du lac par la cons-truction d’un second canal à partir de Nidau, de corriger les cours de la Broye, de la Thielle, de l’Emme et de drainer le Grand Marais et les régions avoisinantes. Le barrage est doté de turbines ; le delta en aval a été rendu à la nature. Des sites néolithiques et de l’âge du Bronze ont été mis à jour le long du littoral. » Infos de Gilles Simond. Font référence à : Matthias Nast, Terre du lac. L’histoire de la correction du Jura, Nidau, 2006

Nous traversons le barrage, puis longeons les rives du lac de Bienne en direction de Nidau. Plus le temps de musarder, Daniel accélère le pas afin que nous arrivions à l’heure convenue à Moe-ringen où nous nous restaurons. Chasseral, fraîchement enneigé sur fond de ciel bleu agrémente magnifiquement notre course. Bien requinqués, nous reprenons notre chemin par les très agréables rives du lac jusqu’à Nidau ; la température devient très printanière, nous pouvons même nous passer de nos vestes. Nous remontons le long du canal de Nidau que nous franchissons. Georges et Gervais sautent dans le premier train venu, tandis que le reste du groupe s’installe autour d’une bière bienvenue dans un estaminet du vieux Nidau. Retour en train à Täuffelen afin de regagner les voitures. La soussignée et son mari rentrent en passant par la ligne CFF de Bienne-Neuchâtel. Nous mesurons notre chance, car ce mercredi-là fut le seul jour de la semaine où les conditions météorologiques n’ont pas été excécrables. Un chaleureux merci à l’organisateur et aux partici-pants.

Rosemarie